Traditions


  • Le marché traditionnel du mercredi

    Le marché de Clermont-l’Hérault, la plus ancienne tradition clermontaise :

    Vers 1140, le marché de Clermont est déjà mentionné dans le Cartulaire de Gellone. Les produits proposés sont assez variés : alimentation, épicerie, droguerie, animaux, cuirs et peaux, textiles, produits industriels, artisanat, métaux. Cette liste figure dans l’un des plus anciens documents conservés aux Archives Municipales : le Leudaire du XIVème siècle (un registre dans lequel étaient inscrites toutes les marchandises soumises à un droit de péage : la leude).

    Un document de 1687 précise les 11 places où sont installés les différents marchés appartenant à la Communauté, et se tenant le mercredi matin :

    • 4 à l’intérieur du bourg : la place couverte au blé, aujourd’hui la place du Radical, le marché des châtaignes et des noix, la place avec deux boutiques où se tenait « le marché où le mouton et le bœuf de la boucherie de la ville se débite », le marché au poisson.
    • 7 à l’extérieur, dans les faubourgs et les fossés de la ville, devant l’église : la place du marché aux bœufs, la place du Reynal(r), avec une boucherie communale, pour la viande de brebis, la place du Planol où se vend le bétail à laine (accessoirement, elle sert aussi à jouer à la paume et au ballon), la place où se vendent le bois, les laines, les fers et les pourceaux, la place où se vendent « le gros bétail, la chainure, le fromage, les terrailles, le pain et autres choses » (entre la place du Planol et le cimetière de l’église paroissiale), le marché aux oignons et autres herbes potagères (marché qui se tient aussi les autres jours de la semaine), le marché où se vend le « charbon à pierre » (entre l’hôpital Dieu et l’église).

     

    Et aujourd'hui !

    Le marché du mercredi accueille chaque semaine jusqu’à 200 commerçants non sédentaires, dont 112 attitrés, soit l’équivalent de 1,5 km d’étalages environ.
    Le marché du mercredi est installé sur le Planol et autour du Griffe, place de la République, devant l’église Saint-Paul, dans la rue du Doyen René Gosse et sur les Allées Salengro.
    La circulation automobile est interdite sur toute cette zone. Il est conseillé aux usagers et aux estivants de stationner sur l’Esplanade de la gare et de remonter à pied jusqu’au centre ancien.

    Outre les produits alimentaires (viande, poisson, charcuterie, fruits et légumes, vins, plats cuisinés, fromages, pains et viennoiseries…), on trouve sur le marché des vêtements, tissus, petits équipements ménagers, outillage, fleurs et plantes.

     


  • Olive & Huile

    La commune est affiliée à la Fédération des villes françaises oléicoles.

    Le Moulin de la coopérative oléicole de Clermont l’Hérault a été créé en 1920. Il s’était donné pour mission la trituration des olives récoltées à Clermont l’Hérault et dans les villages environnants. En 2004, la fusion avec la confiserie de Saint Jean de la Blaquière a donné une nouvelle entité « l’Huilerie Confiserie Coopérative Interdépartementale de Clermont l’Hérault ». Il compte aujourd’hui 3 000 adhérents. L’Huilerie Confiserie Coopérative commercialise toute l’année l’huile et les olives élaborées dans son moulin.


  • Croustade

    La croustade est une recette très ancienne, élaborée par les « mamés », habitant les vieux quartiers clermontais. La coutume voulait que l’on prépare un « ragoût » de légumes et de viande au feu de bois  que l’on amenait au boulanger qui le mettait dans une pâte feuilletée et la faisait cuire dans son four à pain. Ensuite les familles allaient récupérer la croustade au moment du repas.

    En 1942, la croustade est citée pour la première fois au début du roman de Gaston Combarnous intitulé "Mamette". Ainsi, la croustade, dont la recette varie selon la cuisinière, fut désignée comme la tradition clermontaise.