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Mairie de Clermont l'Hérault

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Clermont l'Hérault, au centre du département de l'Hérault

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Patrimoine

 

Tous les éléments de patrimoine

  • Déplier/Replier La Porte de Rougas.


    Porte est du bourg, elle permet le passage vers l’ancienne voie de communication, rue Rougas. Sur la place de Rougas une petite fontaine, aménagée au XIXème siècle, est alimentée par l’eau de la Fontaine de la Ville toute proche.


  • Déplier/Replier Le rempart et les fossés.


    Avant de pénétrer dans l’enceinte médiévale de la ville, quartier du Pioch, on arrive près de l’église Saint-Paul située face au rempart au pied duquel se trouvait les fossés transformés depuis en places. L’enceinte de forme arrondie était ponctuée de plusieurs tours et de quatre portes dont seule celle placée au Sud, face à l’église, a été détruite fin XIXème siècle. Cette porte permettait de pénétrer dans le bourg et de rejoindre les trois autres portes situées au Nord, à l’Est et à l’Ouest. Les maisons construites sur le rempart ne se dotèrent d’ouvertures qu’à partir de la moitié du XVIIIème siècle. L’Hôtel des Jacobins, lieu de rencontres des Clermontais pendant la période révolutionnaire, est un exemple de cette modification.


  • Déplier/ReplierLa Fontaine de la ville.


    C’est le plus ancien point d’eau de la ville. Toujours situé dans ce secteur, son emplacement a toutefois varié en fonction de son débit. Deux des immeubles situés de part et d’autre étaient, au XIXème siècle, des teintureries.


  • Déplier/ReplierLa maison Baille.


    La liaison entre la Fontaine, la rue Ancien Marché à l’Huile et celle menant vers l’ancien Couvent de Gorjan est assurée par un passage couvert. Celui-ci fait partie de la maison de la famille Baille, des manufacturiers dont un membre fut le fondateur de la manufacture de Villeneuve-les-Clermont (Villeneuvette). La porte, les fenêtres à meneaux (en partie bouchées), l’escalier ainsi que la tour pigeonnier sont uniques.


  • Déplier/ReplierLa place de la Victoire


    Vers 1900, c’était l’emplacement de la vente des moutons et brebis le jour du marché hebdomadaire, le mercredi.


    La place de la Victoire dénommée ainsi depuis 1944, a été remaniée à plusieurs reprises, notamment en Juillet 1898 lors des fêtes organisées par la municipalité pour l’inauguration du Monument à Peyrottes, où elle fut ornée de balustres. Au début des années 1970, lors de travaux de réaménagement de la Mairie, la balustrade de béton sera enlevée, ainsi que la grille qui entourait le buste du poète-potier Peyrottes.

  • Déplier/ReplierLa place du Radical


    Cette place autrefois dénommée place au Blé, en raison d’une halle au blé édifiée ici et détruite à la fin du XVIIIème siècle, fut réaménagée dans les années 1870. La destruction de maisons situées sur la partie est de la place a donné un espace plus vaste avce en son centre une une fontaine. Ce lieu fut dès lors nommé, Place du Radical en référence au parti politique éponyme.


  • Déplier/ReplierLa porte de la rue Bozène


    Le passage de la cité médiévale à l’ancien faubourg de la Frégère s’opère par la Porte Ouest dite « Porte Bozène », autrefois bordée d’un fossé. Des trois portes toujours visibles, elle présente encore son aspect d’origine. Dans sa partie supérieure on peut voir l’ouverture où passait le chemin de ronde.


  • Déplier/ReplierLa rue Doyen René Gosse.


    La rue Doyen René Gosse (1883 -1943) assure la liaison entre les Allées et le centre historique. Créée en 1839, cette rue fut successivement dénommée rue Napoléon (1839-1870) puis rue Nationale (1870-1944). Son nom actuel est un hommage rendu à René Gosse, clermontais, homme de sciences (professeur de mathématiques) et de convictions (résistant) assassiné avec son fils dans le Vercors le 22 décembre 1943 par des miliciens français ou par la Gestapo.


    Rue commerçante, elle compte dans sa partie basse un grand nombre d’immeubles, principalement occupés d’appartements en étage et de commerces en rez-de-chaussée. L’immeuble de la Caisse d’Épargne présentant une façade richement ornée est l’ancienne demeure d’un fabricant de draps.


    Dans la partie haute de la rue, on trouve côté droit un vaste établissement regroupant aujourd’hui, une école et des commerces. Jusqu’au XVIIIème siècle, c’est là que se trouvait l’Hôtel-Dieu (hôpital de la ville). Dans les années 1840, fut construit le Couvent de la Nativité (premier établissement scolaire destiné aux filles). En 1905, suite à loi de séparation des églises et de l’Etat, l’École Supérieure de Filles et un commerce (« À la Belle Jardinière ») prirent la place du couvent et de son église.


    Côté gauche deux immeubles de styles différents se côtoient. Le premier, bâti de briquettes rouges, fut construit vers 1870 par une riche famille de manufacturiers de draps, fondatrice de la première banque locale et propriétaire terrienne. Le second, implanté face à l’église dans les années 1890 par un maçon clermontais, présente une façade ornée de cariatides (sous les balcons).


  • Déplier/ReplierLa rue Filandière et l’Hôtel de Martin.


    Depuis la rue Fernand Pio, proche de l’ancienne Porte Sud, on accède à la rue Filandière. Le nom de cette rue longue et étroite évoque une des anciennes activités locales. Les femmes filaient la laine de moutons destinée à la fabrication de drap (tissu). La rue est bordée de maisons hautes dont une possède encore un passage couvert : cette construction aérienne permettait de créer un logement supplémentaire sans gêner la circulation des personnes et de l’air.


    Le dernier immeuble de la rue, côté droit, tout proche de la porte ouest dite « Porte de Rougas » est un ancien hôtel particulier. La famille de Martin, anoblie au milieu de XVIIIème siècle, devait sa fortune au commerce du drap avec les Échelles du Levant (vers les pays d’Orient). La façade sud est richement ornée. Un jardin a été aménagé sur l’ancien fossé.

  • Déplier/ReplierLe château des Guilhem.


    Positionné sur une colline au carrefour de voies de communication et mentionné pour la première fois en 1140 dans le cartulaire de l’abbaye de Gellone, le passé du château est particulièrement obscur. Si le château ne joua aucun rôle dans l’histoire de la région, il fut néanmoins le théâtre d’une émeute en 1379 à l’occasion de troubles lors des élections consulaires. Puis en 1584, le château fut assiégé par Montmorency et résista pendant quatre jours.



    Au début du XVIIIème siècle, Guillaume d’Auriac acquiert la baronnie de Clermont et son château (probablement déjà abandonné depuis longtemps). Il restera dans la famille jusqu’à la Révolution Française, la dernière propriétaire étant l’héritière de la famille d’Auriac : la Marquise de Poulpry, Comtesse de Clermont. Dans l’inventaire de ses biens, réalisé en 1789-1790, il est clairement mentionné qu’elle possède : « un enclos […] dans lequel enclos étois anciennement construis le château qui n’existe plus ».



    Après la Révolution, le château sera vendu avec ses terres alentours, en plusieurs lots, à différents propriétaires. Selon le Cadastre Napoléonien, en 1836, le site comprend : trois vignes, un jardin, une pâture, une terre et trois étendoirs.


    Plus tard, au XIXème siècle, l’ensemble fut à nouveau réuni par l’abbé Saumade, un prêtre de la paroisse de Clermont-l’Hérault, pour former un parc fréquenté par les prêtres résidants dans la maison de retraite qu’il avait installée dans l’ancien monastère de Gorjan. C’est encore à l’heure actuelle une propriété privée.


    Aujourd’hui, la muraille avec ses huit tours semi-circulaires, sa tour-donjon et ses deux salles voûtées restent le symbole de la création de la ville.

  • Déplier/ReplierLe monastère et l’église Notre-Dame de Gorjan.


    Gorjan est le nom de l’une des trois collines qui entourent la ville. Au début du XIVème siècle, dans l’ancienne église de la paroisse de Saint-Étienne de Gorjan, le monastère des Bénédictines du même nom est installé.


    Au cours des Guerres de Religions (au XVIème siècle), le monastère est dévasté obligeant les sœurs à fuir la ville. Elles y reviendront quelques années plus tard, mais s’installeront cette fois-ci à l’abri du rempart de la ville, au pied du château féodal, dans le quartier du Pioch.


    Le nouvel établissement, comportant un monastère et une église, gardera toutefois le nom de Gorjan. À la Révolution Française, l’église et le monastère sont déclarés « Bien National » et vendus à divers propriétaires. Au XIXème siècle deux abbés les rachètent. L’ancienne église devint une chapelle, l’ancien monastère la « Maison de Retraite Diocésaine de Notre-Dame de Gorjan » accueillant des prêtres âgés ou infirmes du Diocèse de Montpellier jusqu’en 1951.


    Aujourd’hui, la chapelle désaffectée est un bien communal et la maison de retraite une copropriété d’appartements.

  • Déplier/ReplierLe Monument aux Morts.


    La place Jean Jaurès, large lien entre la gare et les allées Salengro, est bordée par le deuxième Monument aux Morts de la commune (après celui du cimetière). Inauguré en 1932, il est l’œuvre du sculpteur lodévois Paul Dardé (1888-1963), artiste reconnu et auteur de sept autres Monuments aux Morts en Languedoc (Béziers, le Bousquet-d’Orb, Limoux, Lodève, Lunel, Saint-Maurice de Navacelles et Soubés). Ce monument, le plus audacieux de tous, présente une jeune femme dénudée et parée de plumes et de bijoux veillant un soldat mort. Suite aux contestations de la population, la municipalité plaça une grille afin de dissimuler ce décor jugé scandaleux.


  • Déplier/ReplierLe monument Peyrottes


    Ce buste en bronze, flanqué de modèles d’orcholets ou de vases que le poète-potier fabriquait a été installé et inauguré au cours des festivités en son honneur en juillet 1898.


    Jean-Antoine PEYROTTES (18/01/1813 – 03/07/1858). Issu d’une vieille famille de potiers de St Jean de Fos, passionné de lecture et de poésie, il écrivit de très nombreuses poésies en occitan, des vers pleins d’émotion, de sensibilité, de pittoresque. Il faisait partie du mouvement des poètes-ouvriers de la ville. Dans un style riche et imagé, il sut également se faire satirique, et s’intéressa à la politique et aux idées nouvelles, à la défense du peuple et des travailleurs, pour plus de liberté et de justice sociale. Il fut encouragé dans son travail par Victor Hugo lui-même !


    Auteur de l’hymne clermontais : « Lou Tioulat paternel », symbole de l’amour du pays natal, il reste une figure importante pour les Clermontais bien après sa mort.


    « Fils d’un potier, potier moi-même, je manie depuis l’enfance l’argile et l’argile sous mes doigts devient pot, vase ou cuvette. ».

  • Déplier/ReplierLe quartier de la gare


    Le quartier de la gare doit son nom à la création d’une voie ferroviaire et d’une gare inaugurée en 1863. Gare de voyageurs et de marchandises (denrées alimentaires, fourrages, grains, bestiaux...) qui va favoriser la construction de bâtiments professionnels et d’immeubles d’habitations. À la fin du XIXème siècle, le développement de la viticulture entraîne l’installation des négociants en vins près de la gare puis des expéditeurs de raisins de table (activité saisonnière). Suite à l’abandon du trafic voyageurs et la baisse du trafic des marchandises, une gare routière fut installée, puis plus tard un Office du Tourisme a été aménagé dans ses locaux.


  • Déplier/ReplierLe Rhônel et l’ancien quartier industriel (Frégère et Calquière)


    Le Rhônel est un modeste ruisseau (6 km de long), affluent de la Lergue, qui traverse toute la commune de Clermont-l’Hérault.


    Au XIVème siècle dans ce pays de garrigue et de « ruffas » où la culture de la vigne n’a pas encore fait son apparition, l’élevage du mouton constitue la principale source de richesse.


    Des faubourgs apparaissent, notamment sur les berges du Rhônel (Frégère, Coutellerie et Calquières) où la population exerce des activités très répandues à cette époque : la fabrication de draps et de cuir (mentionnée dans la « Transaction » de 1341).


    Le Rhônel leur fournissait une partie de l’eau, mais recueillait également les eaux usées !


    Au début du XVIIIème siècle, comme à la Manufacture royale de Villeneuvette, la production clermontaise s’oriente vers une production d’étoffes de qualité supérieure. Grâce au développement du commerce avec les Échelles du Levant, deux grandes manufactures s’implantèrent sur le bord du ruisseau longeant la rue Frégère. Ce commerce très lucratif fit la fortune de quelques familles, à qui l’on doit la construction de belles demeures, d’hôtels particuliers et de métairies.


    Après l’abandon de ce commerce (vers 1850) l’activité se poursuivit, jusqu’en 1932, grâce à la fabrication de draps de troupe pour l’armée.


    La tannerie, présente depuis la même époque, s’est essentiellement développée dans le quartier des Calquières, favorisée par le Rhônel et par la facilité à se procurer de la chaux et du tan. Les peaux travaillées étaient principalement celles de chèvres et demoutons. Cette activité n’a pas connu le même essor que l’industrie drapière mais a perduré jusqu’à la fin du XIXème siècle.


    Le XIXème siècle sera marqué par le déclin de l’industrie drapière et de la tannerie et l’essor de la viticulture et du négoce des vins. Mais celle-ci ne procura jamais autant de travail que ces deux activités ancestrales.


    Au patrimoine manufacturier et de la tannerie s’ajoute également un patrimoine viticole, témoignage de l’histoire d’un bourg-centre qui rayonne depuis des siècles.

  • Déplier/ReplierLe « Portal Naou »


    Depuis Gorjan, pour accéder à l’ancienne porte nord de la ville dite « Portal Naou » (Porte Neuve) il faut emprunter la Rue du Portail Naou. Cette rue très pentue est bordée sur le côté droit d’un jardin comprenant deux tours, vestiges de l’enceinte primitive du bourg. Depuis le Portail Naou un vaste panorama s’offre aux passants.


  • Déplier/ReplierLes Allées Roger Salengro.


    Ce lieu public aménagé après 1850, dans le prolongement de la rue commerçante, portait le nom de Tivoli jusqu’en 1936 (date de la mort de René Salengro). Cet espace voulu par la bourgeoisie locale est, dès l’origine, bordé de cafés, de restaurants et du théâtre créé par des amateurs aisés. En 1872, la municipalité en devient propriétaire. Réplique miniature du théâtre de l’Opéra Comédie de Montpellier, il attira pendant près d’un siècle de nombreux spectateurs. Des troupes d’amateurs clermontais créèrent et présentèrent des opérettes fort appréciées. Fermé en 1960 puis réaménagé dans les années 1980, il est aujourd’hui un pôle culturel pour toute la Communauté de Communes du Clermontais et porte le nom du « Sillon ».


  • Déplier/ReplierLes seigneurs Guilhem-Caylus-Castelnau.


    Les Guilhem dont le nom est mentionné pour la première fois au XIIème siècle, étaient les vassaux des évêques de Lodève.


    Jusqu’au XVème siècle ils n’avaient guère de pouvoir et de renommée, exception faite de Tristan, un des derniers représentants, comte de Copertino (Italie) et dont Isabelle, l’une de ses filles, deviendra reine de Naples après son mariage en 1434 avec le roi Ferdinand d’Aragon.


    La branche directe de cette famille, propriétaire du château, s’éteignit vers 1435, à la mort du fils de Tristan, Raymond de Guilhem.


    Sa sœur Antoinette devint seule héritière et épousa son cousin germain Pons de Caylus, fils de Bourguine, qui, dès lors, porta le nom et les armes des Guilhem.


    Au cours du siècle suivant, les biens passèrent successivement aux familles Caylus puis Castelnau. Grâce à de grandes alliances, la famille de Clermont-Lodève vit grandir sa notoriété. Ses membres revêtirent des charges et des fonctions à la fois politiques et ecclésiastiques qui hissèrent la famille au premier rang de celles de la Province.


    François Guilhem. Fils de Tristan Guilhem de Castelnau de Clermont et de Catherine d’Amboise. Archidiacre de l’église de Narbonne (1501), évêque de Saint-Pons, Valence et Agde. Il fut créé cardinal par le pape Jules II en 1503. Archevêque d’Auch en 1507. Ambassadeur du roi Louis XII auprès du pape Jules II. Nommé légat du pape en 1514 par le pape Léon X à Avignon. Il mourut en 1540 doyen du Sacré Collège et fut inhumé au couvent des Célestins d’Avignon laissant une considérable fortune.


    Pierre, baron de Castelnau-Bretenoux et de Clermont-Lodève. Lieutenant-général en Languedoc. Lieutenant du roi à Narbonne. Lieutenant du Gouverneur du Languedoc (1526). Sénéchal de Carcassonne (1533). Conseiller et chambellan du roi. Chevalier de l’ordre de Saint-Michel. Mort au château de Clermont en 1537 et inhumé au Couvent des Dominicains.


    Parmi les femmes de cette famille, trois méritent notre attention :


    ¤ Louise de Bretagne d’Avaugour. Arrière nièce d’Anne de Bretagne. En 1542 elle épouse le Seigneur de Clermont Guy Ier (Baron de Castelnau, de Calmont-d’Olt (Espalion) et de Clermont-Lodève, Sénéchal de Carcassonne, qui décède en 1544). Cousine et dame de compagnie de Catherine de Médicis. Elle décède en 1608.


    ¤ Marguerite, dite Aldonce de Bernuy. Dame de Saissac et de Venez. Femme de Guy II (1544-1580), Seigneur de Castelnau et de Clermont-Lodève, Sénéchal de Toulouse, Gouverneur du Quercy (fils de Guy Ier), belle-fille de Louise de Bretagne. Remariée avec Montgomery, elle devient protestante, puis revient à la religion catholique et finit sa vie chez les Récollets à Clermont-Lodève. Elle décède après 1612.


    ¤ Jacquette (ou Jaquette) de Clermont d’Arpajon. Fille de Guy II et d’Aldonce de Bernuy. Elle épouse en 1589 le Seigneur de Sévérac-le-Château, le comte Jean V d’Arpajon, sénéchal de Rouergue (décédé en 1634). Ils se convertissent au Protestantisme avant d’abjurer. Elle décède en 1659.


    Le dernier des seigneurs dénommé Louis de Guilhem de Clermont dit Saissac, familier de la cour du Roi Louis XIV, mourut en 1705. Entre 1708 et 1714 sa veuve fit construire rue de Varennes à Paris par l’architecte Leblond « l’Hôtel de Clermont ». Son fils unique Constance, âgé de 16 ans, mourut en 1715.


    Dans ses mémoires, Saint-Simon décrit Saissac comme un homme de qualité et de beaucoup d’esprit, qui, à sa mort « laissa une belle et jeune veuve qui perdit bientôt après le fils unique qu’elle en avait eu, et hérita de tous ses biens. En lui s’éteignit l’illustre Maison de Clermont-Lodève. »

  • Déplier/ReplierL’ancienne église des Dominicains, actuel Espace des Pénitents.


    À proximité de l’église paroissiale Saint-Paul et sur la rive droite du Rhônel, l’ancienne église (actuel Espace des Pénitents) faisait partie d’un vaste ensemble.


    La décision d’installer dans la ville de Clermont-Lodève un couvent des Dominicains est attribuée au maître de l’ordre, Béranger de Landore. Le 14 février 1317, l’ordre avait obtenu du Pape Jean XXII une bulle accordant une autorisation globale de fonder vingt couvents, puis Bérenger Guilhem, seigneur de Clermont, donna l’enclos (le terrain) dans lequel seront construits le couvent, l’église et le cloître (17 avril 1320).



    La construction de l’église, de style gothique méridional, débuta en 1321, se poursuivit jusqu’au XVème siècle, mais ne fut jamais achevée. L’aide de l’évêque Dominicain Bernard Guy (1324-1331) n’a pas dû faire défaut au couvent. Celui-ci comprenait l’église, le cloître, une fontaine, trois moulins (à blé, à huile et à tan), des figuiers, des olivettes, des vignes, des collines et des ruisseaux.


    Le couvent fut détruit lors des Guerres de Religion en 1568, puis lors des guerres civiles. Malgré cela, il ne fut jamais abandonné par les Frères Prêcheurs.


    Il renaît de ses cendres sous l’impulsion du Père Michaelis qui y expérimenta en 1594 une réforme de l’Ordre, généralisée par la suite. Des travaux furent effectués en l’an 1666, mais la beauté du nouvel édifice n’égala pas celle du bâti primitif, n’étant malheureusement pas reconstruit à l’identique. En 1767, le couvent abritait sept ou huit religieux et deux frères aux études. Ils travaillaient à l’éducation de la jeunesse et au ministère pastoral du diocèse de Lodève. À la Révolution le couvent devient propriété de la commune.


    L’ancienne église fut affectée à diverses fonctions (cartoucherie, chapelle des Pénitents, marché couvert, annexe du coll


    ège, locaux des Services Techniques…) puis réhabilitée à la fin du XXème siècle. À l’emplacement du couvent fut construit le Collège communal, aujourd’hui le Lycée René Gosse.

  • Déplier/ReplierL’Église paroissiale Saint-Paul, classée Monument Historique.


    Jusqu’au XIIIème siècle Clermont de Lodève comptait une dizaine de paroisses autour desquelles la population était regroupée. Suite à la construction du château et du bourg (aux XIème et XIIème siècles) la paroisse Saint-Paul dotée d’une église de style roman, située à proximité, rassembla l’essentiel des habitants et dut donc être agrandie.


    La nouvelle église, de style gothique méridional, à trois nefs fut édifiée entre la fin du XIIIème siècle et le début du XVème siècle. Située en dehors des remparts de la cité, elle leur était reliée depuis la Porte Nord par deux murailles, détruites en 1765.


    Église fortifiée, elle fut dotée d’appareils de défense : une ceinture de mâchicoulis, des archères et deux tours octogonales sur la façade Ouest encadrant une porte surmontée de la rosace.


    La porte Nord fut, quant-à-elle, surmontée par le clocher, véritable donjon. Quelques vestiges de l’ancienne église romane primitive furent conservés : l’oculus, deux chapiteaux et des éléments de frise enchâssés dans le tympan de la porte Sud, s’ouvrant sur la Place Saint-Paul.


    Pour consolider la voûte maintes fois fragilisée, des arcs-boutants ont été ajoutés.


    Des gargouilles complètent l’ensemble.


    Dimensions : longueur 48 m, largeur 30 m, hauteur intérieure 19 m & extérieure (clocher) 30 m.


    À l’intérieur, l’élément décoratif majeur est la rosace, de style gothique flamboyant, réalisée en 1427, d’un diamètre de 8m et d’un poids de 11 tonnes. Restaurée en 1850, puis entre 1949 et 1953 par les Frères Chigot, maîtres-verriers de Limoges.


    Le grand orgue posé sur une tribune sous la rosace, installé au XIXème siècle, fut restauré en 1999.


    L’orgue de chœur est une œuvre de Cavaillé-Coll, réalisé en 1856. Installé initialement dans la Cathédrale de Nîmes, il fut acquis en 1894 par un Clermontais et placé dans la chapelle au Nord de l’église.


    Le maître-autel en marbre représente la conversion de Saint-Paul, encadré par les quatre évangélistes. Sculpté dans un atelier d’Avignon, il fut placé dans le chœur en 1773. Le crucifix accroché au pilier face à la chaire est une œuvre du XVIIIème siècle (restauré en 1944).


    La chaire fut offerte par la ville en 1638. L’abat-son (couronne comtale), les panneaux filigranés et la rampe furent rajoutés au XVIIIème siècle.


    L’appui de communion, rampe en fer forgé limitant le chœur, placé en 1775, est l’œuvre de deux maîtres-serruriers clermontais.


    Le tableau accroché au-dessus de la porte Nord représentant la conversion de Saint-Paul fut offert par la ville en 1652, suite à un vœu fait lors d’une épidémie de peste.


    Les vitraux de l’abside (ensemble des verrières du chœur) ont été réalisés par Eugène Stanislas Oudinot de La Faverie entre 1880 et 1881 en Île-de-France (Paris) et financés par une quinzaine de riches donateurs clermontais. .

  • Déplier/ReplierL’Hôtel de ville.


    Avant 1789, l’administration de la ville était assurée par des consuls qui siégeaient dans la Maison Commune. Celle-ci se situait dans l’enceinte du bourg, à l’actuelle rue Vieille Commune.


    Après 1789, les consuls sont remplacés par des élus qui siègent à la Mairie installée dans l’ancien Hôtel-Dieu en haut de l’actuelle rue René Gosse. En 1818, la Mairie est aménagée dans un bâtiment situé dans l’ancien rempart près de la Porte Bozène. C’est encore son emplacement actuel.

  • Déplier/ReplierRue Bozène et Malbourguet


    De la place du Radical on accède à deux rues pittoresques, les rues Bozène et Malbourguet.


    La première doit son nom à la présence d’une riche famille de marchands drapiers, les Bozène, seigneurs d’Arboras. Leur demeure construite vers 1500 présente encore une imposante façade à la porte richement ornée.


    La rue Malbourguet, très pentue, voie de liaison vers le château féodal, longe le rempart Ouest du bourg. Autrefois bordée de maisons de part et d’autre, elle en présente encore quelques-unes. Une ancienne tour de l’enceinte de la cité, dite « Bashole » est toujours visible (propriété privée). Cette tour était reliée à l’enceinte du château par une muraille détruite au XIXème siècle.


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